L’équilibre sodium/potassium
A notre époque nous consommons 7 fois plus de sel que nos ancêtres, or le chlorure de sodium est non seulement inorganique (voir article sur la micronutrition), mais aussi sa trop grande consommation favorise les maladies cardio-vasculaires, augmente la pression artérielle et le risque de cancer de l’estomac.
A l’inverse, le potassium, que l’on trouve principalement dans les fruits et légumes, les algues, et les champignons, peut faire l’objet de carences, surtout en cas de vomissements et diarrhées importantes. Or l’équilibre de ces deux éléments est important et rentre en compte dans un mécanisme physiologique permettant le potentiel d’action d’une cellule que l’on appelle la pompe sodium-potassium.
Le potassium est le principal élément minéral intracellulaire. Il est nécessaire à l’activité musculaire et au maintien de l’automatisme cardiaque.
Plus de 33 études ont été menées consistant à un ajout de potassium pour des personnes hypertendues, les résultats démontrent que le potassium fait baisser la tension excessive, surtout chez les personnes ayant un apport de sel excessif. On en conclut que la supplémentation de potassium permet de neutraliser en partie les effets hypertenseurs du chlorure de sodium. Comme nous l’avons vu précédemment le sel de table est inorganique et conduit donc à des dépôts difficiles à éliminer et ayant des effets néfastes. La consommation de potassium permet aussi de diminuer l’élimination du calcium, elle prévient donc la perte osseuse. *
L’équilibre des acides gras
Les graisses ont été montrées du doigt vers la fin du vingt-ème siècle, il y eut à cette période la mode des régimes “no fat” basés sur des méconnaissances.
En effet les scientifiques avaient alerté sur le risque de surpoids lié à le consommation de graisse, or depuis les études ont démontré que les acides gras devaient représenter 35 à 40% des calories totales de notre alimentation sur une journée et qu’une consommation équilibrée dans ces proportions n’avait aucun impact sur l’équilibre pondéral.
Les acides gras représentent une grande famille de molécules diverses et variées indispensables au fonctionnement et à la structure de notre corps.
A titre d’exemple notre cerveau est composé à 55% de lipides, ceux-ci se retrouvent dans les synapses de neurones, les cellules gliales (partenaires nourricières et protectrices des neurones) et la myéline principalement.
Les acides gras sont également présents dans la constitution des vaisseaux sanguins, la barrière hémato-encéphalique et dans toutes les cellules de notre corps (membrane).
Les acides gras sont à l’origine de beaucoup de médiateurs et messagers chimiques (hormones, neurotransmetteurs...) ayant un rôle dans le fonctionnement du métabolisme.
Bien sûr les graisses ont aussi un rôle énergétique (38 kilojoules par gramme, soit 9 kilocalories), un rôle de stockage et un rôle thermorégulateur.
Mais qu’en est-il du cholestérol, cet acide gras de la famille des stérols, qui as si mauvaise réputation ?
Tout d’abord il est important de savoir que 80% du cholestérol que nous contenons est produit par notre organisme (le foie principalement) et que plus nous en apportons par l’alimentation, moins le corps l’assimile et en produit.
Alors pourquoi pouvons nous souffrir d’un excès de cholestérol ?
La question devrait être plutôt : Pourquoi l’organisme en produit autant volontairement ?
Le corps humain agit selon des règles d’homéostasie intelligentes : les études ont démontré que le cholestérol agissait comme un pansement sur les lésions artérielles et veineuses, évitant ainsi les complications comme une rupture artérielle. La cause de ces lésions ? Plusieurs facteurs peuvent entrer en cause, principalement l’hypertension.
Pour aller plus loin je vous invite à rechercher d’avantage d’informations sur ce sujet passionnant qui est malheureusement encore trop souvent controversé. °
Les fibres
Les fibres alimentaires sont des composés non-digestibles de nos aliments qui ont pourtant un rôle majeur pour notre organisme. On distingue deux familles de fibres :
Les fibres solubles comme les MOS ou les FOS sont particulièrement intéressantes pour maintenir une symbiose de le flore intestinale.
Les fibres insolubles comme la cellulose ou la lignine sont bénéfiques pour stimuler le transit.
Ces deux types de fibres se retrouvent en bonne quantité dans les végétaux : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, oléagineux...
Les recommandations diététiques préconisent une consommation d’au moins 30g par jour de fibres solubles et insolubles, or ce quota n’est pas atteint par bon nombre d’entre nous à cause d’une trop grande consommation de nourriture industrielle et d’aliments raffinés.
Selon l’état de vos intestins (irritables, crohn, hyperperméabilité...) il ne vous sera pas possible de consommer autant de fibres crues, vous devrez dons davantage cuire vos aliments afin d’éviter une irritation de votre muqueuse intestinale. Aussi en cas de prolifération bactérienne dans l’intestin grêle (SIBO) vous devez être très vigilants concernant les fibres fermentissibles (topinambour par exemple) qui risquent de provoquer un excès de gaz inconfortables et des ballonnements. Ces maladies intestinales ne sont pas irrémédiables et avec de la patience et une bonne hygiène de vie vous pourrez en venir à bout et retrouver un confort digestif optimal.
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